Pourquoi KerouVim ?

Au début, lorsque je commençais à surfer sur Internet, mon pseudo était Vim (une contraction de mon prénom et mon nom). Et puis il y a eu mon mémoire de maîtrise en théologie, sur les chérubins... kerouvim en hébreu. Mon pseudo est donc devenu un mélange des deux : KerouVim (avec un V majuscule au milieu).

Recherche

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Du 23 octobre au 5 novembre, j'ai vécu ma première expérience sur le continent africain. Il s'agissait de la visite d'une délégation de l'Eglise Evangélique Libre d'Avignon à la paroisse de l'Eglise Evangélique du Congo de Kinkala. Le projet contenait deux volets principaux :
- Apporter des livres et de la main d'oeuvre pour l'aménagement d'une bibliothèque.
- Proposer des ateliers, principalement à destination des enfants et des jeunes, en fonction des compétences des membres de la délégation (théâtre, musique, calligraphie, prévention SIDA). Pour ma part : il s'agissait de l'animation d'études bibliques pour différents groupes de l'Eglise (groupe de jeunes, conseillers et diacres, veuves, couples, toute l'Eglise).

Brazzaville.
Notre premier contact avec le Congo. C'est la ville, un million d'habitants, avec de la pollution, beaucoup de poussière, du bruit. Il y a très peu de voitures personnelles mais des taxis et des bus partout (reconnaissables à leur couleur verte). A part au
centre ville, les routes sont en terre, pleine de trous, qui obligent les voitures à faire des écarts impressionnants.

Des deux premiers jours à Brazzaville, il faut souligner une découverte : ENCRED. Nous en avions entendu parler par une associations
basée en France, liée à notre Eglise d'Avignon : "Les enfants de Brazza". Mais c'est autre chose de voir de ses yeux le travail effectué ! Et quel travail ! Des jeux pour les plus petits, des ateleirs de percussions et de danse, de poterie, de couture, une bibliothèque... Un projet lancé au Congo par des congolais, parti de rien et qui accueille maintenant chaque semaine des centaines d'enfants vivant souvent dans des conditions précaires. Un système de parainage permet à des enfants défavorisé d'être scolarisé dans des établissements privés et d'être suivi tout au long de leur scolarité.

Kinkala.
Quel contraste avec Brazzaville. Surtout à l'arrivée à la paroisse. En quittant la route, récemment faite, après un chemin de terre, c'est l'arrivée dans une large espace ouvert, bordé d'arbres magnifiques et silloné de chemins bien entretenus. Nous avions l'impression d'arriver dans un jardin d'Eden. Et en plus, un jardin habité par des gens souriants et accueillants. Nous avons été reçus comme des rois, notre venue avait été préparée avec soin. Nous avions même des douches spécialement pour nous. Une équipe s'occupait de nous dès le matin, pour faire les courses et nous préparer à manger. On s'est régalé de la cuisine congolaise : manioc sous toutes ses formes, bananes plantins, poissons délicieux, frais ou séchés, mangues, papayes, ananas et bananes, beignets le matin... J'ai même eu l'occasion de goûter de ces gros vers blancs qu'on trouve dans les arbres, les mêmes qu'on fait manger aux candidats de Koh Lanta !!!
Des vrais liens se sont tissés. Dès le début nous avions l'impression d'être en famille. Pourtant, nous étions dans un pays encore marqué par la guerre qui faisait rage il y a 10 ans à peine. Les cicatrices se voient dans les bâtiments pas encore reconstruits ou, parfois, dans les regards.
Nous avons vécu des moments inoubliables avec les enfants, comme cette surprise réservée le dimanche avant notre départ. Tous les enfants étaient réunis dans le temple, assis en face de nous, pour nous dire au revoir en chantant pour nous, en nous lisant un texte préparé à notre intention. Et surtout en nous faisant cadeau à la fin de manioc, de fruits et de légumes. De leur nourriture, de leur nécessaire. Quelle émotion ! Et quelle leçon...

La bibliothèque.
Nous étions sceptique au premier abord : comment aménager en bibliothèque un ancien temple inutilisé depuis 20 ou 30 ans et désormais habité par des chauves-souris ? Il nous a fallu nettoyer le bâtiment, casser des fenêtres pour amener de la lumière, construire des étagères en bois. Le travail du bois a d'ailleurs été effectué pour l'essentiel par deux menuisiers locaux. La bibliothèque était presque achevé en fin de semaine. Et le dimanche, une surprise nous attendait. Alors que j'étais juste allé pour prendre des photos de la bibliothèque, j'ai vu une dizaine d'enfants assis sur des bancs, en train de lire des livres pris dans la bibliothèque. Quelle joie de voir que, déjà, la bibliothèque était utile. J'ai vu combien au Congo les livres étaient de véritables trésors !

Les ateliers.
Nous avons été un peu débordés au début. Nous ne pouvions pas nous occuper de tous ceux qui voulaient participer, il y avait notamment trop d'enfants. Alors nous avons décidé de faire venir un animateur que nous avions vu à l'oauvre à ENCRED, Viclaire, qui a fait un travail extraordinaire avec les enfants. Après un temps d'adaptation, les ateliers ont dépassé nos espérances. Les ateliers théâtre musique se sont produit le samedi lors de la fête qui concluait la semaine. Et le travail continuera. Dès le dimanche, la chorale avait intégré une guitare pour accompagner un chant ! Quelqu'un prendra la suite des groupes de théâtre. Les oeuvres réalisées en atelier calligraphie ont décoré la bibliothèque...
Quant à mes interventions, elles étaient centrées sur la Bible. Je ne voulais pas trop m'aventurer dans des considérations culturelles que je ne maîtrisait pas. Et un constat s'est imposé à moi : c'est incroyable comme la Bible est un livre qui s'adapte à toutes les cultures, dont le message reste pertinent toujours et partout. A la fin et au cours de mes interventions, il y avait de longs temps de questions, qui m'obligeaient parfois à m'aventurer sur des terrains glissants, liés à des considérations culturelles. Mais j'étais là heureusement aidé par le pasteur Anderson, de la paroisse de Kinkala. Les images utilisées pour illustrer mes interventions ont été appréciées. Les mêmes que j'utilise en France dans mes enseignements... comme quoi ! Plusieurs personnes sont venues me voir ensuite, pour demander la prière. J'ai été vraiment encouragé par l'accueil qu'a reçu mes enseignements par tous ces groupes de l'Eglise.

Les cultes.
Il y avait plus de 500 personnes le premier dimanche, et plus de 1000 le deuxième ! La délégation entrait en dernier dans le temple, avec les officiants. Nous étions accueillis par les chants des chorales, véritablement portés par eux. Impressionnant ! Il se dégageait de ces cultes une ferveur authentique et simple, joyeuse. Il y a beaucoup de chants, interprétés par plusieurs chorales. Et l'assemblée participe par des paroles souvent accompagnées de gestes, pour saluer, accueillir, bénir... On prend beaucoup de temps dans chaque culte pour accueillir chacun... et encore plus pour dire au revoir à la fin du séjour ! Le premier culte a duré deux heures, le second, avec les adieux et la Cène, trois heures et demie... mais on n'a pas vu le temps passer !

Le pays.
Le Congo est un très beau pays, en nous n'en avons vu qu'une toute petite partie. Très vert, avec des arbres magnifiques. Un pays riche, une terre fertile, dont quelques-uns seulement profitent vraiment, et qui est encore pillé par l'Occident... Mais désormais pour moi, et pour tous les membres de la délégation, le Congo n'est plus un pays africain parmi d'autres. C'est le pays d'amis, et même de frères et de soeurs qu'il nous tarde de revoir.

En conclusion, ce voyage a été une formidable expérience, ma première visite sur le continent africain mais sans doute pas la dernière !
Par KerouVim - Publié dans : Un peu de tout
Ecrire un commentaire - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés