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Elysium : une fable futuriste pas complètement aboutie

Après District 9 et son ton très original sur fond de réflexion sur l'apartheid, j'attendais avec impatience Elysium. Verdict : même si c'est plutôt un bon film, je suis quand même resté un peu sur ma faim...

Comme dans District 9, ce que j'ai préféré, c'est le début du film : la présentation du monde du XXIIe siècle. Le contraste est saisissant entre un Los Angeles devenu un gigantesque township et la bulle de confort de la station orbitale Elysium, réservée aux plus riches. Sur terre, tout est déshumanisé : les policiers sont des droïdes, les agents de probation des robots... Sur Elysium, la vie est protégée et sans risque : chaque maison possède une cabine médicale capable de soigner toutes les maladies. C'est d'ailleurs pour cela qu'un trafic d'immigration clandestine est organisé...

Ensuite, on assiste simplement à un film d'action, assez classique. Tournés un peu comme un jeu vidéo, les combats sont assez réjouisants, avec leur part de gadgets technologiques futuristes. Le personnage de Kruger, interprété par l'excellent Sharlto Copley, apporte en plus un grain de folie bienvenu.

Mais il faut l'avouer, le scénario n'est pas très original : on devine rapidement comment le film va se terminer, avec la figure messianique du héros (joué par Matt Damon) : promis à un destin unique dès son enfance, il sauvera l'humanité par son sacrifice...

On peut d'ailleurs s'interroger sur la fin du film, avec un dénouement presque trop facile et idéaliste. Et je me suis dit qu'il y avait peut-être là un indice qu'il fallait voir dans Elysium une sorte de fable futuriste. C'est un peu manichéen, le trait est grossi, les personnages sont archétypaux... et tout se termine avec une morale : si on veut réduire le fossé entre les riches et les pauvres, on peut le faire, il suffit de rebooter le système ! C'est un peu simpliste ? Peut-être. Quoique...

Même s'il n'atteint pas la force de District 9, Elysium mérite d'être vu. Pour l'étonnante vision d'un monde où le fossé entre les riches et les pauvres s'est encore creusé. Pour l'évocation du thème de l'immigration (qui aurait pu être plus développé...). Malgré une petite déception, Neill Blomkamp reste un jeune réalisateur de SF à surveiller.

Tag(s) : #Cinéma, #Science-fiction

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