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9 mois ferme : burlesque, tendre et déjanté.

Une juge d'instruction, célibataire endurcie, découvre qu'elle est enceinte au cinquième mois de sa grossesse. Il faut dire qu'elle est tombée enceinte suite à un réveillon bien arrosé, et elle n'a aucun souvenir des événements ! Elle finit par apprendre que le père n'est autre qu'un criminel notoire, accusé de globophagie (je vous laisse chercher le sens de ce mot...). S'ensuivra une série de quiproquos et de situations comiques des plus réjouissantes, à un rythme soutenu et porté par la folie douce de Dupontel. 90 minutes de plaisir.

Autour du duo Sandrine Kiberlain / Albert Dupontel, qui fonctionne très bien, il faut mentionner des seconds rôles savoureux : l'avocat bègue (la plaidoirie est à pleurer de rire), le médecin légiste jovial (l'autopsie : une scène gore jubilatoire), le juge relou de chez relou, le flic crétin... Et quelques invités surprises (Terry Gilliam en psychopathe derrière les barreaux, Jean Dujardin en interprète du journal télévisé en langue des signes...).

On est bien-sûr dans la caricature ! Mais ça fonctionne parfaitement. Et finalement, le film est une fable à la fois burlesque, tendre et déjantée, qui n'oublie pas d'égratigner au passage un système judiciaire froid et implacable et des médias si avides de faits divers qu'ils en viennent à raconter n'importe quoi.

Bref, vraie réussite, 9 mois ferme pourrait bien être tout simplement la comédie de l'année !

Tag(s) : #Cinéma

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